Un set « RESPONSABLE » sur la plus haute montagne du monde

20 avril 2017 0 Par Equipe MeilleureDate

Le 11 avril dernier à 11 heures, le célèbre disc-jockey et producteur de musique britannique, Paul Oakenfold, a tenu son pari : il a branché ses platines sur le plus haut sommet du monde.

 

Le vétéran anglais est une légendes vivantes de la sphère électro. Sa longévité et ses collaborations prestigieuses avec des stars comme Madonna ou U2, ont fait de lui une valeur sûre de la scène électronique internationale. À 53 ans, il a relevé le défi de produire le set le plus haut du monde sur le mont Everest à 5380 mètres d’altitude.

 

Record battu ! Le concert s’est effectivement déroulé le 11 avril dernier après une grande préparation physique pour toute l’équipe. Une centaine d’alpinistes ont, courageusement et passionnément, bravé le froid et le manque d’oxygène pour participer et assister à cet événement unique sur le toit du monde. Le concert a été moins dansant que ses sets nocturnes dans les discothèques ! Au vu des circonstances, c’est une raison valable … « l’air est si rare en altitude que vous êtes vite essoufflé » a rappelé Ranzen Jha, DJ népalais qui était de l’expédition. Les robustes spectateurs ont déjà fait preuve de courage en restant debout tout au long du set.

 

 

10 jours d’expédition dans des conditions extrêmes

Avant une aussi grande ascension, il est indispensable d’effectuer des allers-retours entre les différents camps de base pour habituer son corps aux conditions extrêmes. Paul Oakenfold qui n’était pas un habitué du trekking s’est entraîné pendant quatre mois pour son ascension au Népal. Paul, les alpinistes et la technique transportée à dos de sherpas et de yaks ont pu atteindre le sommet en dix jours. « Si vous pouviez voir la vue que j’ai devant moi, c’est très inspirant !» : malgré les difficultés, Paul Oakenfold était au sommet de son inspiration pour défendre une cause qui lui est chère.

Un projet environnemental avant tout

Le réchauffement climatique est une menace pour l’ensemble de la planète. Au cours des 100 dernières années les températures moyennes ont augmenté de 0,75°C et le niveau des océans s’est élevé de 10 centimètres. Les émissions de gaz, engendrées par la consommation des énergies fossiles comme le pétrole et le charbon dévastent notre planète. Aujourd’hui les conséquences sont graves : fonte des glaces, montée des océans, acidification, records de chaleur, montée de la pauvreté et des maladies… Bref, il faut que cela cesse, et au plus vite.

 

C’est pourquoi, Paul Oakenfold, a mis en œuvre le projet SoundTrek visant à attirer l’attention de son public mais aussi du grand public sur les effets du réchauffement climatique pour récolter des fonds reversés à plusieurs ONG, dont une qui vient en aide aux survivants du tremblement de terre survenu au Népal en 2015. L’ascension du mont Everest est le premier événement d’une grande série de performances à venir dont l’objectif restera la sensibilisation sur les dangers du réchauffement climatique. « Je veux apporter mon soutien pour la reconstruction et mettre les projecteurs sur l’environnement », a expliqué le DJ.

Enfin un véritable engagement responsable dans un écosystème qui n’est pas habituellement très préoccupé par ces problématiques environnementales. Merci Paul !